Accueil | Actualités » Actualité interne » Le président de l’ONDH pour une juridiction apte à statuer sur les violations (...)
"Il n’existe pas aujourd’hui au Sénégal un cadre juridictionnel" auprès duquel "les citoyens victimes de violations des droits peuvent aller se plaindre", a déploré Me Assane Dioma Ndiaye, dans un entretien avec l’APS. Il a estimé que les violations de droits de l’homme peuvent être d’ordre "économique et social".
"A la tête dune organisation comme l’ONDH, je me dois d’opérer des ruptures. Il ne s’agit plus de faire des déclarations, des professions de foi", a promis le nouveau président de l’ONDH, répondant à une question relative à ses ambitions pour la structure.
"Nous pensons pouvoir faire des propositions dans le sens de la prévention d’éventuelles violations, soit dans le sens de la cessation de ces violations que nous continuons de connaître", a-t-il révélé.
"Pour une question méthodologique, nous essayerons d’avoir des audiences, des rendez-vous si possible avec la plus haute autorité du pays (le chef de l’Etat) à qui nous allons soumettre un mémorandum avec des points et des exigences précis", a déclaré Me Ndiaye.
C’est au terme de ces démarches, a-t-il indiqué, que "nous pourrons évaluer l’action de l’ONDH". Ces démarches permettront à l’ONDH de "s’évaluer" en tant qu’organisation de défense des droits de l’Homme et "d’évaluer l’action du gouvernement en matière de protection, de promotion et de défense des droits de l’homme".
Le nouveau président de l’ONDH a souligné qu’en matière de lutte contre les violations des droits de l’homme, "les populations ont besoin de repères".
Pour être à leur chevet, l’ONDH va renforcer sa collaboration avec les autres organisations de défense des droits de l’homme telles que la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (RADDHO) et Amnesty International, a dit son président.
Un mémorandum recouvrant une dizaine de doléances et de propositions favorables à la promotion et la défense des droits de l’homme sera "soumis prochainement" aux autorités publiques du pays.
Au sujet des orientations de l’ONDH, son président a assuré que "le souci premier" de la structure, "a toujours été d’asseoir une culture des droits de l’homme au Sénégal", précisant que l’organisation ne s’inscrit pas dans une logique de "contre-pouvoir ou d’opposition systématique au pouvoir politique".
"Notre souci constant, c’est la défense et le respect des droits de l’homme. Tant que les pouvoirs publics respecteront les principes qui guident le respect des droits de l’Homme, je pense qu’il n’y aura pas de problèmes majeurs", a-t-il estimé.
Toutefois, "il peut arriver que, de façon circonstancielle, nous ayons des positions divergentes voire conflictuelles (avec les pouvoirs publics). Ça ne doit pas être la règle dans le cadre de nos rapports de tous les jours".
Source : SENACTU